Tu viens d'avoir 6 mois & tu partages ma vie depuis autant de temps.

Ou 15 mois avec la grossesse. Ca compte.

6 mois que je t'ai donné la vie, bien que j'ai l'impression que cela n'en fait que 4. J'ai bien envie de me dire que ton début de vie à l'hôpital y est pour quelque chose.

Nous communiquions déjà beaucoup toi & moi mais je ne savais pas à quoi tu ressemblerais, quel genre de bébé tu serais, quel bonheur tu m'apporterais.

Maintenant je le sais, tu es un magnifique petit garçon, sage, souriant, coquin, malin, tu m'apportes bien plus que ce que j'avais imaginé. Un amour profond, tendre, délicat. Un amour infini, celui d'une maman.

J'ai appris bien trop tôt dans ce nouveau rôle de maman à prendre des décisions importantes sur ta petite vie délicate, je n'ai pas gouté à l'insouciance, à la naïveté de la maternité. Je t'ai vu souffrir & me sentir impuissante, je t'ai donné tout ce que j'ai pu ; une présence pleine d'amour, des calins, des tétées pleines d'espoir.

Ces épreuves, sont encore une corde sensible, je ne le cache pas. Mais j'ai aussi appris à en retirer des choses positives sur un plan personnel.

Je suis sûre qu'un lien plus particulier nous lie tous les trois.

En 6 mois j'ai appris à te connaitre, tes pleurs, tes râles, tes regards, tes gestes. Parfois j'ai mis beaucoup de temps à comprendre la manière dont il fallait faire, ce qu'il fallait dire, à quel moment.

J'ai compris qu'il n'y avait pas une seule façon de faire, que maman est différente de papa mais que bébé lui cette différence, il l'aime.

J'ai appris à être indulgente avec moi même mais aussi avec ton papa qui ne savait pas faire telle ou telle chose. Ce n'est pas inné, tu es notre premier & moi je passais mes journées entières avec toi.

J'adore découvrir tes premières fois, quand tu as souri, ri, tenu ton biberon, t'es retourné sur le ventre puis sur le dos, ta première dent, ta première compote qui a été un régal, ta première purée, l'entrée en crèche, tes regards coquins, tes bouderies, tes calins.

Je prend plaisir à te regarder grandir, évoluer, rire des betises de bébé. Voir que tu gardes tes yeux bleus, que tes cheveux tirent gentiment vers le blond, que tu seras grand comme nous, que tu aimes les livres & la musique.

Je suis fière de ton calme bien que tu sois curieux de tout sans en perdre une miette, avec un regard si expressif, que tu fasses tes nuits depuis bien longtemps, tu ne pleures que très peu, que tu sois un bon malade, un bébé cool & pas compliqué... Un bébé facile. Un bébé d'amour !

Tes sourires me font exploser le coeur de bonheur & c'est peu dire.

Je me demande encore comment était la vie sans toi, pourtant c'était hier.

C'était il y a 6 mois, quand tu étais encore bien au chaud dans mon ventre, avant de décider qu'il était maintenant temps de voir le jour en même temps que le levé du soleil...

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