Fin aout je t'écrivais mes petits ❤ du mois. C'était sans préciser l'angoisse qui se faisait de plus en plus lourde sur nos épaules, dans notre coeur de parents. Pour la quatrième fois en un an, notre petit bonhomme a été opéré. Une opération lourde & douloureuse. Une intervention déjà subie presque tout pile un an avec la première & qui a laissé de mauvais souvenirs. Des souvenirs douloureux pour son petit corps, pour nos têtes.

Bien sûr cette intervention était une nécessité. Bien sûr c'était la page d'un grand chapitre. Bien sûr elle s'ajoute aux précédentes & n'a fait qu'augmenter le nombre de jours passé à l'hôpital depuis sa naissance.

Nous avions 5 mois pour nous préparer à cette étape. Mais se prépare t on vraiment à laisser son enfant dans les bras d'inconnus ? Se prépare t on vraiment à s'imaginer notre petit être, endormi le corps ouvert sur une grande table ? Non. Je ne pense pas. 

Pourtant il a fallu le faire, avancer & espérer.

Nous l'avons préparé au mieux pour cette énième hospitalisation en lui expliquant pourquoi nous étions là, que nous étions tous présents pour lui, qu'il était aimé & que tout se passerait bien. Du haut de ses 75 cm & 13 mois, il a compris ce qui se passait autour de lui. Un an de vie à l'hôpital rend un enfant différent. Il a été charmant, sage, mais tout de même un peu inquiet, se mettant dans une angoisse folle dès que je n'étais plus dans son champs de vision ou à moins de 30 cm de tout contact physique. Oui les enfants ont une mémoire.
Nous avons été hospitalisés 48h avant son intervention pour le préparer physiquement cette fois ci à l'intervention ce qui rend aussi ce moment un peu plus stressant.

Il a été pris en charge à l'heure dite, nous sommes descendu jusqu'au bloc, nous avons rencontré l'équipe médicale & paramédicale qui allait s'occuper de bbV plus de 6h durant. 

Pendant ce temps, nous sommes sortis de ce lieu devenu trop opprésant.
Et puis il a fallu patienter pendant 6 longues heures. Pas une nouvelle, juste de l'espoir, des prières, des pensées.

Je ne tenais plus bien que je savais que 6h étaient une moyenne, à 15 mn de cette 6ème je commençais à m'angoisser terriblement comme si la 16ème minute allait m'annoncer une mauvaise nouvelle.
J''étais cramponnée à mon téléphone, je le tenais férocement de peur qu'on me le vole & qu'on me prive du coup de file libérateur. A peine 3 mn plus tard, mon coeur s'est mis à s'accéler & mon souffle s'est coupé. "Tout s'est très bien passé, parfaitement même. Aucune mauvaise surprise, pas d'anomalie... J'ai même pu refermer la stomie"

J'étais debout dans le tram à quelques stations de chez moi. Je me suis effondrée en larmes pensant même tomber de soulagement, de bonheur, de joie. J'ai repris mon souffle mais je me suis mise à trembler de tout mon corps ayant même du mal à appeler son papa puis ma mère & une amie au soutien permanant. 

Mon plus grand bonheur s'était d'entendre que tout allait bien, sans complication, sans mauvaise nouvelle. Bonheur couronné par l'a Dieu à cette poche qui, malgré son côté salvateur, nous a engendré beaucoup de stress & de complications au quotidien.

Tu te souviens comme j'ai souffert il y a 5 mois de cette annonce ? J'ai espéré chaque jour entendre que mon enfant était guéri & qu'enfin une vie plus douce pourrait commencer.

Aujourd'hui pense que ce jour est arrivé. 

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