Il y a quatre ans nous nous lancions dans la dure épreuve d'avoir un bébé.

Trois ans plus tard, l'année dernière jour pour jour nous vivions une épreuve bien plus dure, bien plus éprouvante.

BbV se faisait opérer. Une opération qui lui a sauvé la vie mais qui a été malgré tout très difficile à accepter parce qu'elle n'était ni la première ni la dernière & que nous savions qu'au minimum les 6 mois suivants ne seraient pas une partie de plaisir au quotidien.

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C'est une étape dans notre vie pleine d'ambiguité. Elle était nécessaire, elle lui a clairement sauvé la vie. Nous avons bien saisi la chance que nous avions d'avoir un enfant encore en vie jusqu'à la, la force qu'il a eu à se battre si fortement avant cette annonce. Les semaines qui ont suivi l'ont fait gagner du poids, lui ont permis de continuer ou plutôt de reprendre sa croissance globale, son développement physique, moteur... 

Mais la vue de cette poche, de son ventre de bébé abîmé, la claque immense, la douleur d'une mère, d'un père, de la famille, l'acceptation de le toucher, de faire les soins, la galère des soins, des fuites, l'angoisse à chaque sortie... ont fait de ces semaines une période très longue & stressante.

Aujourd'hui je vis cela un peu bizarrement. Je revis un peu l'instant : les longs câlins dans le calme en attendant son tour, la descente ensemble au bloc opératoire, la peur au ventre, les larmes de le laisser dans les bras d'inconnus malgré sa gentillesse, malgré son calme & un dernier sourire. Les tripes nouées en salle de réveil, la vision d'horreur, l'extrème fatigue...
On a beau me dire oui mais regarde le, plein de vie, heureux, tout va bien c'est fini, il n'en reste pas moins quelques séquelles psychologiques, une douleur dans mon coeur de maman. Écrire me fait du bien, c'est aussi ma petite thérapie pour passer à autre chose.

Je vis chaque mois différemment. Je crois que c'est ma façon de vivre cela, que ça n'ira mieux que dans quelques mois, quand la page sera définitivement tournée, quand l'angoisse sera dissipée. Heureusement je sais profiter de sa bonne santé, de sa joie de vivre, des progrès de ce super petit bonhomme, de notre vie de famille.

J'aimerai juste me sentir plus légère & ne plus être prise de tristesse soudaine...

Et toi qui a peut être eu/a un enfant malade, as tu des angoisses dans le genre ? Des conseils à me donner ?

UNE HC