Il y a quelques années, mon amoureux m'a motivé à aller courir avec lui.

Ayant pour seuls souvenirs, mes cours d'EPS au souffle coupé, à cette impression de souffrir à chaque tour de piste et l'absence total de plaisir, j'avoue avoir eu beaucoup de mal à m'y remettre. 

Et ce fut DIFFICILE ! 

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La motivation...

Elle y était, je n'allais pas courir seule, je choisissais d'y aller le week end, autour du lac, les jours où le temps était agréable à une période où je n'avais pas d'enfant.
J'avais envie de renouer avec le sport arrêté quelques années plus tôt où je pratiquais régulièrement du fitness en salle et des petits tours à la piscine municipale. 
J'avais aussi envie d'un corps plus tonique pour me sentir mieux dans ma peau.

Les difficultés...

Elles étaient là, mais malgré tout je repartais courir week end après week end, quand je le sentais. 
La première difficulté rencontrée a été celle de l'endurance. Petites foulées au bout de 2km5 voire 3 dans les grands moments je ne tenais plus, pas capable d'aller plus loin.
La seconde a été le souffle : respiration irrégulière, points de cotés et trente minutes plus tard je rentrais chez moi, éprouvée.

La régularité...

J'ai fini par me ré inscrire à des cours de fitness pour m'obliger à y aller chaque semaine chose que je ne faisais pas systématiquement avec la course à pied. J'y ai pris goût et puis je suis tombée enceinte. Cette grossesse étant précieuse, j'ai eu interdiction de continuer ma pratique (abdos, fessiers, poids à soulever...) J'ai donc tout stoppé. 
Après mon accouchement et les très nombreux problèmes de santé de notre fils, il a fallu que je trouve un moyen de me libérer de ce stress énorme ce que j'ai fait en reprenant la course à pied et le vélo... 1 semaine après mon accouchement. GROSSIÈRE ERREUR ! On ne reprends pas le sport après son accouchement sans rééducation et contrôle de son périnée. JAMAIS ! J'ai arrêté les bêtises, je me suis consacrée à mon fils, j'ai passé tellement de temps à l'hopital puis trop bien occupée avec la reprise du travail que j'ai laissé cette idée un peu derrière moi.

Un an plus tard, un matin, par zéro degré et sous les flocons, j'ai chaussé mes baskets, me suis habillée suffisamment chaudement pour ne pas prendre froid et j'y suis allée. Je devais y aller. J'ai couru me donnant pour seul objectif de faire le tour du lac, sans notion de kilomètre, sans chrono. Juste courir pour prendre du plaisir, doucement si ma respiration ne suivait pas. Et puis j'y suis retournée plus souvent, quand je le pouvais. Je vous l'accorde avec un bébé et un boulot à temps plein la pratique du sport ce n'est pas ce qu'il y a de plus facile.
Je ne progressais pas sur mes 3 km mais sur le temps que je mettais pour les faire. C'était déjà un bon élément, et un élément assez motivant. De là j'ai pris gout à sortir faire 3 km en moins de 20 mn.

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 Le plaisir a grandi et mon endurance aussi. Petit à petit je me poussais d'avantage pour atteindre le 4 km, puis le 5km.

Un jour je suis passé de 5 à 7 et de 7 à 9 et sur un coup de rage il me fallait atteindre le 10ème km. Le seul secret et le vrai conseil pour s'améliorer est la régularité de la pratique ! Sans elle, la motivation s'eclipse, les progrès sont rares et le plaisir moindre. 

En 2016, j'ai accepté le défi de courir un 10 km avec des collègues pour l'Odysséa et pour motiver l'un d'entre eux je suis allée courir chaque weekend de l'année à l'exception de 3 ou 4. J'ai pris mes baskets en week end ou encore en vacances pour garder le rythme et j'ai couru 9 ou 10 km avec plaisir. J'ai attaqué des terrains que je n'aurai jamais fait une année en arrière, j'ai découvert un réel plaisir malgré les douleurs physiques que l'on peut ressentir, un plaisir à travers la satisfaction d'un effort comme celui-ci. Celui qui me pousse à faire mieux, aller plus loin, être fier de moi, à me sentir en meilleure forme et à motiver mon entourage.

En 2007... ?

Mon pire ennemi a été la période des fêtes de fin d'année. Je suis restée - horreur - un mois et demi sans courir. Ce n'était plus possible !
J'ai donc repris mes 10 km le dimanche matin et une sortie de 6/7 km le jeudi. 
Deux courses dans la semaine améliore pas mal la qualité des sorties, moins de douleurs, moins de fatigue, plus de plaisir. C'est tout bénéf.  

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Je suis inscrite à la Course des Princesses au Chateau de Versailles de juin avec une amie jeune maman. Un petit 8 km de motivation !
Mon but de cette année, aller au delà les 10 km pour en attendre les 15 !

Voilà comment en 2 ans (avec des difficultés perso) je suis passée d'une année à peu courir et courir 3 km soit 40 km dans l'année à des sorties régulières jusqu' 10 km pour atteindre les 381 km sur l'année 2016. Si je peux le faire, vous aussi ! Et pourtant, au départ... je n'aimais pas ça !

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